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LES LIGNES DU MONDE – géographie & littérature(s)

Alessandro BARICCO et la fin du monde

Je finis le livre de Cadiot (il y a un lien en escalier dans mon esprit, si ! si !). – j’ai une idée – j’explore mes notes&parses et je sans le chercher je trouve cela, que je n’avais pas exploité ici. A l’époque, j’ai introduit la citation comme ceci : Et dans la voiture, écouté Soie de Baricco ; les pistes dans le désordre peut-être (facétie de l’auto-radio) mais entendu tout le texte, certains passages même 2 fois. A l’époque, le monde pas rond, visiblement : Lire la suite

Jean-Philippe TOUSSAINT & le lieu rêvé

Je m’intéresse de près au football. Un peu à la littérature aussi. (L’autre remplaçant progressivement l’un). Du coup je me fait offrir le livre de Jean-Philippe Toussaint Football. J’y trouve 2 extraits -l’un sur le lieu d’écriture, l’autre sur le génie du lieu) qui ont leur place sur ce site. Sans football, néanmoins ces extraits. Lire la suite

Mahigan LEPAGE & nulle part au centre

Il y a un moment, je me suis baladé dans le Canada de Mahigan Lepage, dans ses Coulées, dans son autogéographie humaine et physique. J’y repère de larges extraits évoquant le passage de la ville à ses alentours, le desserrement ou resserrement du tissu urbain, la discontinuité causée par le fleuve. Je suis particulièrement sensible -moi qui abhorre les villages-rue et aime à chercher un centre qui s’élargit autour d’une place- à l’idée d’être enveloppé par le village : La rectitude du village empêchait que l’on s’y sentir nulle part au centre, nulle part enveloppé. Je voulais lui demander depuis un moment ces extraits, à Mahigan, flemme de recopier, et voilà que je découvre la saisie vocale sur le téléphone moderne, alors, face au plis du terrain chinonais je déclame le texte et le téléphone prend note.

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Pierre SENGES & le nouveau monde

Bientôt, nous accueillons Pierre Senges pour une lecture au musée, alors je me renseigne, pour ne pas dire j’en lis un maximum. J’ai déjà arpenté Fragments de Lichtenberg, parcouru ses Environs et mesures, j’ai emprunté 3 ouvrages à la bibliothèque, posé Etudes de silhouettes sur l’étagère des livres à lire. Je me renseigne donc. Et je m’aperçois que la géographie, les cartes, cela l’intéresse pas mal, l’auteur.

Pour les besoins de la cause (Rabelais / XVIème siècle…) je m’attache à La Réfutation majeure ; qui tend à prouver que le nouveau monde est une imposture. « Ciel nous sommes découverts » dirent les indiens en 1492 ! « Ah non ouf ! nous ne sommes qu’une chimère ! » leur permet d’ajouter ici le confesseur de Charles Quint.

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Annie ERNAUX & sa maison & Cergy

Cela fait un moment que je me dis qu’il faut aborder ce Vrai lieu ; simplement parce qu’il y a le mot lieu associé au nom Ernaux. Voilà chose faite.

J’ai un peu lu Annie Ernaux, pas mal même. Un jour trouvant 2€ dans la rue, je vais dans une librairie du Quartier Latin, je vise la collection Folio 2€ je prends L’Occupation. C’est comme cela que je suis entré dans cette œuvre ; grâce à un don anonyme.

Dans ce Vrai lieu, elle nous évoque sa maison, les alentours, son lieu d’écriture, le paysage qu’elle a sous les yeux. Comme Butor, comme d’autres, elle dit ne pouvoir écrire que dans son lieu dédié, privilégié.

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Virginie GAUTIER & le sentiment géographique 4 : Le lac, c’est le contraire d’une île

Il y a quelques mois-1an, Virginie Gautier m’a invité dans le cadre de sa résidence à Grand Lieu (44). J’ai, à cette occasion, composé un texte sur la dimension géographique de ses différents livres. Nous nous sommes promené sous la pluie, avons vu le lieu, avons discuté, regardé des dessins. J’ai essayé de copier ses dessins, ses lignes du monde, lignes-forces du paysage ; je n’y suis pas arrivé de façon satisfaisante (on a toujours tendance à en faire trop, des lignes). Et puis, fin 2015, le livre arrive, hâte de lire ce qu’elle a retenu de ce paysage, content d’y retrouver les dessins (et un protagoniste peintre Dessiner, se dit-il, est nécessaire pour affiner le voir) aussi. Livre touffu, un peu comme une végétation luxuriante. Et la géographie : vues aériennes / espace vécu – espace sensible / discontinuités / île / regarder – dessiner / centre-périphérie (sous l’angle du bruit décroissant).

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RABATÉ, PRUDHOMME, BUTOR, GRACQ & le paysage en train

On a une (et quelques autres : Jean Huuuugues Anglade… qui donne son nom au ciné du coin) gloire locale : Pascal Rabaté. Alors forcément on trouve ses BD à la bibliothèque du bourg aux deux châteaux. La semaine dernière j’emprunte Vive la marée, récit passant (on passe d’un personnage à l’autre de case en case, difficile à expliquer). J’y trouve une case de 2 personnages en train d’être en train, vers la mer. L’un, entre pâté et rillettes fait cette réflexion qui me fait écho à Gracq et Butor. J’ai interviouvé Michel Butor il y a quelques années, nous avions parlé de la façon de regarder le paysage en fonction des transports.

Rabate_Prudhomme

Vive la marée (Prudhomme et Rabaté) Lire la suite

Florence (et Amiens…)

Rabelais

Rabelais se rend plusieurs fois en Italie. Lors de l’un de ses voyages, il se passe à Florence. La date de ce séjour semble aléatoire, comme beaucoup d’éléments de la vie de l’écrivain. Alors certains cherchent, font des suppositions par rapport à l’oeuvre, en l’occurence Le Quart livre.

Dans l’édition de 1548, Epistemon parle de 12 anni fa (1), dans l’édition de 1552, petit changement, Epistemon dit il y a 20 ans (2). Si l’on suit Mireille Huchon (Rabelais, Gallimard) et Epistemon (projetant donc la vie de Rabelais dans ses oeuvres) cela fait référence soit au second voyage de Rabelais en Italie (1), soit au premier voyage de Rabelais en Italie (2).

Quoi qu’il en soit on y retrouve l’anecdote du moine d’Amiens trouvant que, franchement, c’est mieux Amiens que Florence :

Vrayement vous me reduisez en memoire, ce que ie veidz & ouy en Florence, il y…

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Petit horoscope géographique

Rabelais

En 1533, Rabelais, pour se moquer des almanachs populaires pronostiquant tout et les autres choses aussi, propose sa version pour l’année : la Pantagruéline Pronostication. D’abord annoncée comme annuelle, Rabelais déclinera son idée pour en faire une pronostication perpétuelle.

Ce genre, la pronostication, amène tout de suite au nom de Nostradamus qui était contemporain de Rabelais. Même, ils se sont probablement croisés lorsqu’ils étaient étudiants en médecine à Montpellier en 1529/1530. L’histoire n’en dit pas plus sur leur relation ; et chacun sa route, chacun son chemin, l’un ira vers la parodie du côté de Lyon, l’autre prendra cela au sérieux en Garonne.

Moqueur Rabelais annonce Considerant infiniz abus estre perpetrez à cause d’un tas de Prognostications de Louvain faictes à l’ombre d’un verre de vin, ie vous en ay presentement calculé une la plus sceure & veritable que feut oncques veue, comme l’experience vous le demonstrera.

Et bon sens 

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