Ce texte a été présenté en lecture le 27 mars 2015 à la médiathèque de La Chevrolière (44) dans le cadre d’une invitation de Virginie Gautier, alors en résidence autour du Lac de Grand-Lieu, résidence organisée par l’association L’Esprit du lieu. La soirée était intitulée Dérives géographiques.


Ouverture

J’ai commencé à lire un texte de Virginie Gautier il y a quelques mois. Nous venions de devenir amis sur Facebook, à son invitation si je me souviens bien. De bonnes annonces sur les réseaux, un titre énigmatique : je me suis jeté sur son

Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire

J’avais alors, sur le blog qui me sert de bloc-notes géographique, noté ceci :

Belle surprise du mois, ce titre magnifique et les pages qui suivent non moins. Tout est géographie. Toute cette géographie lue en 2 traites nocturnes. Les géographes aiment se perdre, la bonne idée de marcher dans une ville avec le plan d’une autre. Et ainsi découvrir ce qui pourrait les unir, les rapprocher, les différencier. Toutes les villes sont une administrer, pourvoir, prévoir, scolariser* résume-t-elle. Toute les villes sont un peu la même C’est une ville, elle a commencé par un fleuve*.

La ville est un objet classique de la géographie. Ce n’est pas celui que nous allons mettre en avant ici même s’il est souvent sous-jacent voir sur-jacent dans les textes de Virginie.

Paysage, territoire, génie du lieu sont plus particulièrement nos entrées dans sa littérature.

 

 1. (Géographie)

Subrepticement

la géographie s’insère dans les lignes, dans les mots.

Agencements qui donnent à voir

à regarder point de vue sur le pays

à regarder microscope

dans les interstices des mondes, des micro-mondes

C’est une question de géographie, de ce qui nous transforme.***

 2. (Paysage)

Paysage :

convergence des sens

fait

(l’)Ê/être sensible

fait

subjectiver

un ensemble

objectif

Si l’on s’accorde pour définir le paysage comme l’aspect du pays tel qu’il se présente à un observateur, il faut préciser les modalités de ce regard qui constitue le pays en paysage. Ce regard est une vue d’ensemble qui embrasse une certaine étendue du pays. (Dictionnaire de géographie, Lévy, Lusseault)

Très porteur dans notre société, le paysage n’a pas toujours eu la même importance.

(Brève histoire du paysage)

(Giotto)

Il y avait l’homme

saint homme

sainte femme

en ses dorures.

(Jan van Eyck)

Il y avait l’homme

la femme

parfois saints

en leur pays par la fenêtre.

(Le Lorrain)

Il y avait la vue

sur le pays

l’homme dedans, tout petit

dessiné par les assistants-peintres

(Carl Caspar Friedrich)

Il y avait le paysage

l’homme éventuellement

l’homme de moins

en moins souvent.

3.

Je marche dans la campagne

pour faire venir à moi ce paysage ductile.

La neige s’invite, première fois de la saison pourtant bien avancée.

La géographie, la vie dans les plis (cf. H. Michaux).

Il est un pli par où s’enfuit le paysage et, comme sur un lac les vagues longtemps après nous éveillent d’un songe, il est un pli par où revient chaque jour l’aube, nous éveillant d’un songe.***

…je suis (suivre) le paysage…

Te persuader de l’existence des choses par la plante du pied ou le plat de la main quand le coup d’œil ne vaut plus rien pour donner corps aux objets tremblés qui disparaissent d’un battement de paupière.**

…je suis (être) le paysage…

Je lis Michel Tournier sur ma liseuse. L’avantage de ces appareils c’est que l’on peut faire une recherche par mot-clef. J’y tente ‘paysage’ et je trouve ceci :

Il en va de même des pays et des paysages. Sans l’œil qui les regarde, existeraient-ils ? (Michel Tournier)

Paysage = point de vue + cadrage.

Je ne sais plus ce qui m’a donné l’envie de lire Paludes d’André Gide. Mais bon, je lis cette prose un peu précieuse, je me laisse attraper par elle. Et j’y découvre l’intérêt du narrateur pour le voyage et les paysages ; voir cette savoureuse citation sur la serrure et le paysage, justement.

– mais vous me comprendrez assurément en songeant à tout l’énorme paysage qui passe à travers le trou d’une serrure dès que l’œil se rapproche suffisamment de la porte. Tel, qui ne voit ici qu’une serrure, verrait le monde entier au travers s’il savait seulement se pencher. (Paludes, André Gide)

4.

La main de tous les hommes

mise à la pâte de ce qui se voit

se découvre là, présentement

empilement de paysages

empilement de livres aussi, sortis pour cette occasion et posés sur le bureau ; j’y prends celui du géographe Armand Frémont

Le paysage est une œuvre. Création des hommes […]. Il s’agit […] d’une œuvre d’artistes anonymes, le peuple de la terre […]. L’œuvre, dans ses profondeurs historiques, peu à peu élucidées, a été décrite, corrigée et réécrite sur le temps long de plusieurs millénaires. L’immense poème, le plus vaste jamais écrit, comprend ses pleins et ses déliés, ses célébrités et ses zones d’ombres […]. (Normandie sensible, Armand Frémont)

génie du paysage comme dans d’autres cas génie du lieu

…dans ce cône visuel qui suit la rotation de ma tête…

À force d’ajouter de nouveaux paysages, il y a ceux qu’on oublie, qu’on transforme, qui font une empreinte différente. Avec quel étonnement elle les retrouve, obscurcis, mélangés. Y a-t-il un avant et un après, elle se le demande.***

Le paysage a la forme de ma pensée.

Puis paysage de notre vision du monde et dans les valeurs que nous lui attribuons (article Perception des paysage, hypergéo;

ma pensée a la forme du paysage.

 

5.

Les paysages sont composés de mots

et réciproquement derrière les mots il y a des paysages.

Je suis

le panel

de mots

que j’ai

à ma

disposition

Un mot est à lui seul un paysage.

Un mot tire un réseau de mots

un rhizome de mots, plutôt.

S’ouvre alors une boite d’où surgissent images mentales, représentations, souvenirs.

Prenons désert.

Vous voyez, vous y êtes.

Chacun ajoutera à cette image première des idées propres à son expérience.

 

[…] des colorations affectives teintent les mots. Comme dit Eric Dardel.

Derrière le langage, ajoute-t-il, derrière les mots, il y a autre chose, il y a le monde. Car derrière un simple mot se cache une multitude d’images que l’on établit avec sa propre imagination, avec ses propres références. (L’homme et la terre, Eric Dardel)

Et moi qui voulais embrasser tous les paysages, il me faudra le dictionnaire dans son entier.

6.

Le paysage flotte entre tes cils.**

Virginie Gautier, lac de Grand-Lieu
Virginie Gautier, lac de Grand-Lieu

S’il faut voir le paysage

le prendre à bras, à pleines mains

dire : décrire = dessiner

Le carnet de croquis ! Ca dure plus longtemps. On a le temps de voir. (Goran Tunstrom)

Si je dessine, c’est plus pour voir que pour reproduire.

Dessiner force à regarder.

Cela me permet de découvrir vraiment ce sur quoi l’œil ne s’arrête pas lorsque qu’il ne fait que passer, balayer le paysage.

Le dessin participe au souvenir, le fixe.

…ces petites choses qui s’ajoutent et font le monde…

Cela permet aussi de voir que ce n’est pas si simple un simple paysage.

Tout est à dessiner 1000 fois. Quant au lac, l’eau vraiment, qu’y tracer ? Il est une fois de plus cet insaisissable. Une réserve en dessin c’est un espace vide qui n’apparaît que par ce qui l’entoure.****

Virginie Gautier, lac de Grand-Lieu
Virginie Gautier, lac de Grand-Lieu

7.

…La réalité…

L’exactitude n’est pas la vérité

nous envoie Eugène Delacroix

Si le monde est une illusion trompeuse la réalité n’existe pas,

ce qui quotidiennement n’est pas su, n’est pas vu.****

toute puissance du JE :
sans moi,
paysage
n’est rien.

Et, revenons à notre géographe sus-cité

[…] tu sais bien que tu le perçois tel qu’il est mais aussi tel que tu es ce soir-là. Paysage intérieur, paysage de l’intérieur, autre sens. (Normandie sensible, Armand Frémont)

Ce n’est pas tant que la réalité n’existe pas, c’est notre perception et ses attributs qui font que pour celui qui perçoit, il n’existe pas la réalité, mais seulement sa réalité propre.

Théorème de Thomas : R. K. Merton appellera le « théorème de Thomas » : « Si les hommes définissent leurs situations comme telles, elles sont réelles dans leurs conséquences » (W. Thomas, 1932).

Et ainsi lui donner une réalité.

Regardant

JE déforme

lentille

tantôt concave

tantôt convexe

le monde.

JE reforme

curriculum

mental.

JE crée le paysage.

Je crée ce qui grouille sous l’horizon arrondi. Métamorphoses du temps & rythmes de l’espace (cf. Armand Frémont). Je m’implique. Magicien des couleurs, je deviens peintre.

A

force

de

regards

je

suis

devenu

le

paysage.

.

Pour transition vers le territoire, (et quasi simultanément un ami facebook me conseille ce même ouvrage) mon regard descend la pile jusqu’au livre bleu ciel d’Anne Cauquelin

« Dans le langage de tous les jours, nous confondons joyeusement espace, lieu, site, endroit, ici, là, terrain, territoire, étendue, longueur, environnement, milieu, nature, paysage… Généralement, ces termes servent à désigner des emplacements plus ou moins précis, emboîtés les uns dans les autres. Leur classement se fait, curieusement, selon une hiérarchie dont la clef est de l’ordre de l’espace… espace est plus grand que lieu, et l’emboîte, alors que le lieu emboîte à son tour le site ; ce dernier enveloppe le ‘ici’ qui introduit une notion de temps et s’oppose au ‘là-bas’ nettement plus flou, mais appartenant quand même au lieu ou au site ; le plus petit entre dans le plus grand à la manière des poupées russes. » (Le site et le paysage, Anne CAUQUELIN)

8. (Territoire)

Qu’y a-t-il à faire d’autre que reprendre sur soi du territoire.***

A force de parcourir l’espace abstrait

Tu n’as pas la cadence rythmée uniforme de celui qui se rend quelque part, transformant l’espace autour de lui en une zone à franchir, une distance pure, un temps irréductible.**

A force de parcourir l’espace abstrait je l’ai marqué de mon empreinte, je l’ai transformé en territoire.

Si le sol offrait moins de résistance au martèlement des pas il finirait par les épouser, s’incurvant au milieu des allées, s’enfonçant au pourtour des places.**

Je l’ai regardé, le territoire, et l’espace est devenu forme concrète, paysage.

Je l’ai écouté, le territoire, car le son c’est de l’espace. Car le son est un lieu qu’on envoie dans l’espace. C’est un lieu en expansion.

Regarder au-dehors les oiseaux c’est comme écouter une musique qui ne s’arrête pas, qui remplit toujours le paysage. Il y a peu d’endroits déserts, vides absolument. Toujours un cri, un son quelque part. Des craquements de branches. Les souffles des bêtes quand elles approchent.***

9.

Le territoire, le grand, est combinaison  :

[des choix du passé] x [les visions du futur].

Vuluv, le rideau, c’est l’histoire d’enfance, le territoire collectif. Pas un espace géographique, un espace reconstitué. Un ensemble de traces et de trajectoires. Des chants, des sonorités. Pas un espace géographique, un espace affectif.*

 

Le territoire, le petit, se regarde dans le détail. Elle note les toutes petites différences.*** Il est fonction de l’inclinaison que l’on souhaite donner à notre corps, de l’effet loupe de notre regard

Des barbes de ciment, des picots hérissés en petites pointes blessantes, des gouttes immobilisées dans le séchage, les rainures de l’outil dans la matière bâclée, on voit presque la main pressée désabusée pansant le pied de ce mur pour une raison qui échappe d’abord il faudrait s’y pencher.**

Multitudes de riens vers lesquels il faut aller.

Tout est dans les riens additionnés.

Et la vi(ll)e se déploie.

La rue sur ton passage semble se matérialiser, apparaître corporellement, chaque chose avec ses angles, ses brèches, son âpreté, sa banalité — un morceau de trottoir, un barrage en rouleau de moquette, un bac à fleurs en béton moulé.**

C’est par morceaux qu’on se l’approprie, ce territoire, qui serait géographie, mais plus encore, géographie augmentée.

La géographie c’est ce qu’on ne connaît pas parce qu’on n’en a pas fait pour soi-même territoire, les noms ne dessinent rien, pas de directions, pas de lignes ni possessions, ils ne sont pas nôtres encore). (Paysage fer François BON)

Donc faire nôtre l’espace neutre.

Espace perçu : je suis en alerte ;

espace vécu et l’endroit appartient à ceux qui l’occupent et s’y maintiennent.**

 

10.

Lorsque nous avons échangé, avec Virginie, Michel Butor a rapidement été déposé sur le bureau, par son Mobile qu’elle comptait utiliser pour un atelier d’écriture. Mobile c’est l’espace américain déployé en pages. Et si Butor a régulièrement des préoccupations géographiques, c’est peut-être parce qu’il a enseigné cette discipline en lycée. L’un des ses poèmes s’intitule Territoire. Un poème pour une œuvre d’art.

L’artiste a pris chaque feuille et l’a découpée. Et la superposition des feuilles donne des volumes. Alors on ouvre la boîte et on voit la première page et on soulève et cætera. Et en feuilletant… On feuillette l’espace si vous voulez. En feuilletant l’espace on voit des coupes qui vont changer de forme. Au bout d’un certain temps on découvre des choses, on découvre une espèce de caverne à l’intérieur de ce minuscule monument. J’ai mis une phrase sur chaque feuillet. C’est comme ça qu’est fait le texte. (Quelques éclaircissements…, entretien avec Michel Butor)

 

11. (Le génie du lieu)

Le territoire c’est l’appropriation horizontale par un JE arpenteur, observateur, émotif.

Les enduits se superposent, gagnent en imperméabilité. Les ombres creusent la rue un peu plus. Ni plaque, ni bouquet. Un doigt taché peut-être voulut y tracer un nom. Sous le lampadaire une phrase en lettres inclinées d’un coup de bombe sur un pochoir — À corps perdu — les époques, les lieux se superposent, la mémoire les traverse tous.**

Le génie du lieu c’est l’appropriation verticale d’un lieu par l’histoire, par une multitude de JE successifs & superposés.

On n’est pas le même partout. […] Certains lieux sont particulièrement actifs, révélant des parties de nous-mêmes que nous ignorions; c’est ce que j’appelle leur « génie », m’appuyant sur la tradition latine. Souvent c’est parce qu’ils sont façonnés par l’homme, qu’ils sont la matérialisation d’une culture ou d’une époque. Parfois un grand artiste, un architecte par exemple, les a façonnés ; mais la plupart du temps ils se sont mis à plusieurs et les époques se superposent. Parfois ce sont des écrivains qui ont décrit telle ville, et dont nous avons l’impression de retrouver le texte à tous les coins de rues. (Michel Butor par Michel Butor, Michel BUTOR)

12.

Je compile depuis plusieurs années des livres de communications universitaires sur le thème géographie & littérature. J’avoue, je ne les lis que parcellairement. Je lis les articles sur les auteurs que j’apprécie plus particulièrement : Peter Handke, Michel Butor, Julien Gracq, Nicolas Bouvier, Blaise Cendrars, Kenneth White…

Puis quand un besoin se fait sentir, pour commenter ou composer un texte sur un thème, comme ici, j’approfondis. Je fais une pile sur le bureau, strates à dos carrés. Je laisse mûrir la pile, je la caresse du regard. Je laisse infuser et exhaler les idées du papier. Puis (eux & moi sommes maintenant familiers) j’y plonge par longues sessions qui justifient enfin ces investissements,

 13.

Lieu d’où j’écris.

Par la fenêtre je vois le coteau, des toits, et quelques arbres des rives de la Loire.

Je me souviens,

dans la bibliothèque de la ville entre deux cours d’eau, m’être installé dans un recoin d’où je pouvais voir à peu près toute la salle, à proximité du rayon géographie.

L’importance du lieu.

Je prends un dictionnaire de géographie pour voir. Lieu (place, ort) : Là où quelque chose se trouve et/ou se passe.

Je retrouve un morceau de texte d’une recherche antérieure :

Dans cet esprit, on distingue ce qu’on appellera le lieu-topos du lieu-chôra. Le premier sur lequel on ne s’étendra pas concerne la situation spatiale des lieux. C’est la seconde partie de la définition qui nous intéresse ici. Dans cette conception, le lieu « dépend des choses, les choses en dépendent ». (A. Berque)

Une femme, jeune encore, me salue

et vient s’installer à la table voisine.

14.

Optons pour le lieu-chôra.

car en effet,

On est homme par son aptitude à faire moduler le lieu qui prend une forme propre à chaque individu. (L’Esprit du lieu, article Alain Milon)

Je suis des lieux, je suis une expérience. Et les lieux sont ce que j’en perçois.

15.

Le territoire est parsemé de lieux

-Nous sommes, sommes de lieux, topologies-

Nous ne pourrions pas raconter nos rapports avec un être, que nous avons même peu connu, sans faire se succéder les sites les plus différents de notre vie. Ainsi chaque individu – et j’étais moi-même un de ces individus – mesurait pour moi la durée par la révolution qu’il avait accomplie non seulement autour de soi-même, mais autour des autres, et notamment par les positions qu’il avait occupées successivement par rapport à moi. (Le temps retrouvé Marcel Proust)

Le territoire est parsemé de lieux que nous relions.

Mon pas dansé sur un pont, je passe d’un lieu à l’autre, inaperçue. Le passage est ce qui reste.***

A l’affut, immergé ici, projetant là-bas

Le long hurlement d’un chien reliant tout à travers la campagne.***

Des sons qui déploient les lieux.

Je vais piocher dans un texte en cours, un texte où un personnage est en quête du lieu idéal :

Il commence par citer l’écrivain F.-Y. Jeannet.  « Je suis à la recherche d’un lieu, un lieu habitable pour y construire ma demeure ». Puis il ajoute qu’il recherche le lieu, son lieu, celui où il pourrait vivre pleinement, celui où il se sentirait bien, où il se sentirait pleinement lui.

16.

Je sais qu’il y a d’autres possibilités, d’autres endroits où aboutir. Que chaque lieu est provisoire.***

Jusqu’à ce que … finalement … nous trouvions notre lieu …

La personne sur laquelle nous reposer … Une épaule aimable.

S’arrête en ce lieu qui n’est pas ceci et qui n’est pas cela.***

 


 Citations extraites des ouvrages de Virginie Gautier :

* : Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire

** : Les zones ignorées

*** : Les yeaux ouverts, les yeux fermés

**** : blog Journal de résidence.

 

 

 

Les lieux sont des milliers de regards (d’après A. Frémont p.72h)