Lu et regardé les poésies de Jean-Yves Fick et de Louise Imagine. Entré dans la géographie physique. Lecture nocturne, un moment de recherche de sérénité. Porté par les mots et les images, porté par les grands espaces et la fraicheur du nord. Les espaces du simple / La mesure s’égare / l’effusion du terrestre / par où finit la terre. C’est un peu de ça dont j’avais besoin, à ce moment là.

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« à toute fin la piste
d’aller parmi les roches
s’efface sous les glaces
l’herbe rase recouvre

sous son ombre un vestige
de qui cherchait chemin
aux espaces du simple
les voiles se libèrent

et filent l’horizon
la mesure s’égare
césure d’avant nous
l’âme perdure toute. »

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« par où les eaux retrouvent
l’effusion du terrestre
est-il autre limite
que toute l’étendue

inlassable et mouvante
– nos visages de vent
libres comme incréés
nous d’aller sans entraves

des vallées à la vague
par où finit la terre
– notre intervalle accorde
à l’horizon le proche. »

Inlands, J. Y Fick & Louis Imagine