Tout au long de sa vie d’adulte (1821-1850), Balzac fait une cinquantaine de voyages significatifs, dont une vingtaine (19) à l’étranger.

           

Parmi les destinations françaises (on ne comptabilise pas ici les destinations proches de Paris comme Nemours…), la Touraine est très largement privilégiées avec 15 séjours (dont 9 passent par Saché). Les autres destinations sont le Berry (4), la Normandie (3) et la Bretagne (3, mais il n’entre pas, visiblement, dans la Bretagne profonde).

 

Il séjourne pour la première fois à l’étranger en 1832 (en Suisse avec la Duchesse de Castries). Cette Suisse est une de ses destinations étrangères les plus fréquentes (7 passages, soit des séjours avec des femmes, soit sur le chemin de l’Italie). Dans l’absolu, c’est l’Allemagne (11 ou 12) qu’il fréquente le plus soit en séjours, soit en passage sur le chemin de l’Empire Russe. Le seul pays latin où il se rend est l’Italie (5).

 

Les voyages les plus longs sont les voyages d’Ukraine : il en fait 2 qui durent environ 5 mois et demi pour le premier et 1 an et 8 mois pour le second. A noter qu’il se rend aussi en en Belgique (2 ou 3), en Autriche et en Hollande. Les voyages les plus lointains sont Saint-Pétersbourg (à environ 3000 km de Paris), Wierzchownia (2 fois, environ 2300 km), Naples et Rome (environ 1500 km) et Dresde (environ 1000 km).

 

Si on cumule toutes ces périodes de voyages à l’âge adulte, on peut noter qu’il est absent de Paris au minimum 5 ans et demi durant sa vie adulte (25 mois de voyage en France et 41 mois et demi de voyage à l’étranger, dont le dernier séjour en Ukraine fait 20 mois).

 

On peut remarquer qu’au fil des années les voyages de Balzac sont de plus en plus longs et lointains. Il commence par la France (du nord) dans les années 1820, puis s’ouvre à l’étranger proche dans les années 1830 avant d’atteindre les confins sud (Naples), nord (Saint-Pétersbourg) et est (Wierzchownia) dans les années 1840.