Et courtiser les femmes

Peut-être la raison qui fait le plus bouger Balzac. Emmener ou aller vers une femme. Pas seulement les amantes, car il y a la déjà croisée amie Zulma (Carraud) que Balzac rejoint plusieurs fois à Issoudun ou Angoulême.

 

Une filleule royale

La première amante de Balzac s’appelle Laure de Berny. Plus qu’une amante.

« Elle a été une mère, une famille, un ami, un conseil ; elle a fait l’écrivain, elle a consolé le jeune homme, elle a créé le goût… »

lettre à Mme Hanska, juillet 1837

Comme par la suite avec sa future femme, la comtesse Hanska, Balzac fait découvrir la Touraine à cette dame. Ils s’installent quelques trois semaines, en 1830, à La Grenadière, à Saint-Cyr-sur-Loire. Cette Grenadière, petite maison à flanc de coteau avec vue sur Loire et Tours est aussi l’objet d’une nouvelle, éponyme :

La Grenadière, sise à mi-côte du rocher, à une centaine de pas de l’église, est un de ces vieux logis âgés de deux ou trois cents ans qui se rencontrent en Touraine dans chaque jolie situation. Une cassure de roc a favorisé la construction d’une rampe qui arrive en pente douce sur la levée, nom donné dans le pays à la digue établie au bas de la côte pour maintenir la Loire dans son lit, et sur laquelle passe la grande route de Paris à Nantes.

La Grenadière

Une Duchesse

Chaste encore, même si l’intention était bien d’aller plus loin. En 1832, espoir déçu : la Duchesse de Castrie. Balzac, éconduit par la dame, raccourcit son voyage prévu en Italie à l’intermédiaire Genève, la laissant continuer sans lui. Néanmoins, impressionné par les paysages traversés, il garde la région de la Grande-Chartreuse en mémoire pour son roman Le Médecin de campagne (roman dont les premières ébauches se déroulent en Touraine).

Une aventurière arriviste

Une certaine Caroline Marbouty. Prête à laisser mari et enfant pour courir avec un écrivain. On ne sait pas trop ce qu’il s’est passé entre eux. Mais, si George Sand rembarre cette collante Caroline, Balzac, lui, se laisse coller aux basques en 1836 pour un voyage rocambolesque en Italie où elle se déguise en page-homme (Marcel) et semble ravie d’être prise pour George Sand par les italiens.

Balzac dédicace sa nouvelle La Grenadière à Caroline Marbouty :

A CAROLINE, A la poésie du voyage, le voyageur reconnaissant.

Ce voyage l’aide sûrement à décrire les italiens dans un roman publié peu de temps après : Massimilla Doni (publié à partir de 1837)

… et surtout, une comtesse : Mme Hanska.

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