Livre en spirales, un peu pareil chaque histoire, mais différentes à chaque fois. Même début – vous voulez une chambre avec vue sur la mer ?. Je l’emmène au bord de la mer, celle du nord, en plus, ce livre. Du gîte à la Chambre d’hôtel, non-lieu. Belle définition d’un non-lieu à la fin du premier chapitre.

La chambre, vide, serait prête à prendre n’importe quelle forme. La sienne. La sienne nouvelle. Enclave rassurante que Jeanne peut placer où elle veut, comme ces maisons de plastique qu’on promène du bout des doigts sur un plateau de Monopoly. La poser instable au croisement de deux routes. Dans les champs plats et vides. Près d’une étendue d’eau. Rivière mer piscine. De l’eau qu’importe. Des arbres. Aux lents remous de cimes. De l’air. Une ville étrangère. Quatre murs. Bien solides et bien durs. Vue sur la mer.

H. Gaudy, Vues sur la mer

Ça fait débat, le non lieu. Augé est critiqué. Ça n’existerait pas, même, un non-lieu, pour d’autres. Un non-lieu pourrait être un lieu de (presque) tous les possibles. Prêt à prendre la forme que l’on veut lui donner.