Un peu chaque soir de la semaine, ce Sens du calme. Avec certains chapitres parcourus rapidement; certains paragraphes survolés ; et d’autres chapitres lu appuyés, et certains paragraphes plus encore. Les appréciés : Jean Deichel, Palatino, Saison libre ; plus récits, moins pensées ; plus des lieux (Diemeringen, Turin, Rome, et train entre ces lieux). Je n’ai pas beaucoup lu Haenel, juste Cercle, où des villes déjà : Paris / Berlin / Varsovie, et alentours.

Je cherche un lieu. Ce lieu n’existe pas dans l’espace ; il s’ouvre par la parole, et se met à vivre à l’intérieur des phrases qui me viennent. Chaque expérience m’accorde à la naissance de la poésie, à cette chance qui a lieu maintenant dans mon corps, et qui commence à prendre pour moi figure de destin.

Je cherche en tous lieux l’occasion, pour le poétique, de s’éveiller. Etre ce qu’on appelle un « écrivain », aujourd’hui, c’est se rendre disponible à chaque instant pour l’arrivée du langage.

Y. Haenel, Le Sens du calme