Sur un coin de table (ronde, façon de dire), fin de déjeuner solitaire dans le ventre du château, téléphone portable posé de biais, je lis Théorie des orages, de Lucien Suel. Depuis le temps qu’on se follow sur twitter (ses textes et sa limace à tête de chat)… Je suis content d’enfin déposer quelques unes de ses lignes ici. Sur l’espace-temps. On aime bien cette idée d’espace-temps en géographie, une revue (scientifique) en a même fait son titre. Lucien Suel en propose une définition poétique.

Le temps et l’espace sont autre chose qu’un pas de deux. Au centre de leurs caractéristiques réciproques, se love l’infinité d’un univers sans bord qui n’a ni commencement, ni fin sur l’axe du temps imaginaire dans une région à multiples dimensions. En premier lieu on voit un volatile (c’est un pigeon) qui se pose sur un végétal (c’est une branche de saule). L’oiseau est signe du temps sur l’arbre qui est l’espace vivant. L’aile est visage de l’esprit et transporte le pigeon de l’origine.

et cette autre phrase

J’avance en tâtonnant sur la courbure de l’espace-temps.

Lucien Suel, Théorie des orages, Publie.net