Toujours à récupérer des passages dans La Leçon de la Sainte-Victoire, (il faut bien que je lui rende le livre, quand même !), je me laisse guider par mes notes et petits papiers indicatifs : par là : les plans, l’observation du paysage :

Souvent, il y a quelque chose de particulier à observer sur des surfaces éloignées: ces arrière plans, aussi uniformes soient-ils, changent aussitôt que dans l’espace libre au premier plan un oiseau, par exemple, s’envole. Les surfaces reculent et prennent forme de façon sensible; l’air entre elles et l’œil devient palpable. Ce qui est devenu sans objet à force d’être connu ou lié à un endroit précis, à force d’être appelé par son nom, le voilà qui pour une fois se situe à bonne distance; c’est « mon objet» avec son vrai nom.

Peter HANDKE, La Leçon de la Sainte Victoire