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LES LIGNES DU MONDE – géographie & littérature(s)

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Enrique VILA-MATAS & le centre du monde

Je ne me rappelle plus ce qui m’a lancé dans Vila-Matas ces dernières semaines. Le fait qu’il y ait Marguerite Duras d’évoqué sur la quatrième de couverture je pense. Que ce soit des souvenirs de choses et autres liés à la littérature. Je trimbale Paris de la maison à la Bourgogne du sud, à La Devinière. Quand j’achète Bartleby, le libraire me dit que c’est vachement mieux que Paris. Donc j’ai hâte de la suite Vila-Matas.

 

Je me dit, une fois de plus, que je vis au centre du monde et découvre tout à coup que je me le suis déjà dit mille fois, que je me répète, que c’est un signe clair que je m’ennuie. Je me rappelle alors que quelqu’un a dit que le centre du monde est plutôt situé à l’endroit où a travaillé un grand artiste et non à Delphes. Suis-je un grand artiste pour penser que je suis au centre du monde ? Est-ce que je crois vraiment que Saint-Germain-des-Prés est le centre de quelque chose ? On dirait plutôt une naïveté de ma part.

Enrique VILA-MATAS, Paris ne finit jamais

Charles ROBINSON & les fonctions de la ville

J’ai parcouru ce matin, un article sur le fait que facebook ne servirait que peu les intérêts des éditeurs dans le relais l’information. Contre exemple (il faut un bon réseau) : à force de voir passer des posts sur et de Charles Robinson, j’ai pris un de ses livres à la bibliothèque : Dans les cités. J’ai accroché immédiatement (j’aime bien la littérature quand elle tire du côté de Perec ou de Pireyre, qu’elle balance entre l’essai et le roman). Et j’ai un peu fréquenté des cités fut-un temps. Et aussi, comme j’ai fait des études d’architecture puis de géographie, ce livre me parle. Je me dit même qu’on devrait le faire lire aux étudiants de l’une ou l’autre de ces disciplines.

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Martin HEIDEGGER & la planification de l’espace

Mid-di. Je fais la lecture à voix haute aux mouches qui bourdonnent derrière moi dans la vigne vierge. Elles n’en ont cure. De même la collègue, si elle m’entend, qui doit se demander pourquoi (et avec qui) je parle d’espace, de Kant, de représentations et de subjective. Mais -grand soleil- j’en profite pour reprendre le petit livre de Martin Heidegger lu et annoté il y a bien 5 ou 7 ans. Quand je me tiens ici […], simultanément, je suis déjà là-bas […] dans un monde. Et dans le temps, ajoutons, car si je suis ici -chez Rabelais- à lire Heidegger, mon esprit est dans la chambre pantinoise où j’ai lu ce texte. De lieu à lieu, de La Devinière à Pantin, espace-(&)-temps. Lire la suite « Martin HEIDEGGER & la planification de l’espace »

Alessandro BARICCO et la fin du monde

Je finis le livre de Cadiot (il y a un lien en escalier dans mon esprit, si ! si !). – j’ai une idée – j’explore mes notes&parses et je sans le chercher je trouve cela, que je n’avais pas exploité ici. A l’époque, j’ai introduit la citation comme ceci : Et dans la voiture, écouté Soie de Baricco ; les pistes dans le désordre peut-être (facétie de l’auto-radio) mais entendu tout le texte, certains passages même 2 fois. A l’époque, le monde pas rond, visiblement : Lire la suite « Alessandro BARICCO et la fin du monde »

Jean-Philippe TOUSSAINT & le lieu rêvé

Je m’intéresse de près au football. Un peu à la littérature aussi. (L’autre remplaçant progressivement l’un). Du coup je me fait offrir le livre de Jean-Philippe Toussaint Football. J’y trouve 2 extraits -l’un sur le lieu d’écriture, l’autre sur le génie du lieu) qui ont leur place sur ce site. Sans football, néanmoins ces extraits. Lire la suite « Jean-Philippe TOUSSAINT & le lieu rêvé »

Mahigan LEPAGE & nulle part au centre

Il y a un moment, je me suis baladé dans le Canada de Mahigan Lepage, dans ses Coulées, dans son autogéographie humaine et physique. J’y repère de larges extraits évoquant le passage de la ville à ses alentours, le desserrement ou resserrement du tissu urbain, la discontinuité causée par le fleuve. Je suis particulièrement sensible -moi qui abhorre les villages-rue et aime à chercher un centre qui s’élargit autour d’une place- à l’idée d’être enveloppé par le village : La rectitude du village empêchait que l’on s’y sentir nulle part au centre, nulle part enveloppé. Je voulais lui demander depuis un moment ces extraits, à Mahigan, flemme de recopier, et voilà que je découvre la saisie vocale sur le téléphone moderne, alors, face au plis du terrain chinonais je déclame le texte et le téléphone prend note.

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Pierre SENGES & le nouveau monde

Bientôt, nous accueillons Pierre Senges pour une lecture au musée, alors je me renseigne, pour ne pas dire j’en lis un maximum. J’ai déjà arpenté Fragments de Lichtenberg, parcouru ses Environs et mesures, j’ai emprunté 3 ouvrages à la bibliothèque, posé Etudes de silhouettes sur l’étagère des livres à lire. Je me renseigne donc. Et je m’aperçois que la géographie, les cartes, cela l’intéresse pas mal, l’auteur.

Pour les besoins de la cause (Rabelais / XVIème siècle…) je m’attache à La Réfutation majeure ; qui tend à prouver que le nouveau monde est une imposture. « Ciel nous sommes découverts » dirent les indiens en 1492 ! « Ah non ouf ! nous ne sommes qu’une chimère ! » leur permet d’ajouter ici le confesseur de Charles Quint.

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Annie ERNAUX & sa maison & Cergy

Cela fait un moment que je me dis qu’il faut aborder ce Vrai lieu ; simplement parce qu’il y a le mot lieu associé au nom Ernaux. Voilà chose faite.

J’ai un peu lu Annie Ernaux, pas mal même. Un jour trouvant 2€ dans la rue, je vais dans une librairie du Quartier Latin, je vise la collection Folio 2€ je prends L’Occupation. C’est comme cela que je suis entré dans cette œuvre ; grâce à un don anonyme.

Dans ce Vrai lieu, elle nous évoque sa maison, les alentours, son lieu d’écriture, le paysage qu’elle a sous les yeux. Comme Butor, comme d’autres, elle dit ne pouvoir écrire que dans son lieu dédié, privilégié.

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Virginie GAUTIER & le sentiment géographique 4 : Le lac, c’est le contraire d’une île

Il y a quelques mois-1an, Virginie Gautier m’a invité dans le cadre de sa résidence à Grand Lieu (44). J’ai, à cette occasion, composé un texte sur la dimension géographique de ses différents livres. Nous nous sommes promené sous la pluie, avons vu le lieu, avons discuté, regardé des dessins. J’ai essayé de copier ses dessins, ses lignes du monde, lignes-forces du paysage ; je n’y suis pas arrivé de façon satisfaisante (on a toujours tendance à en faire trop, des lignes). Et puis, fin 2015, le livre arrive, hâte de lire ce qu’elle a retenu de ce paysage, content d’y retrouver les dessins (et un protagoniste peintre Dessiner, se dit-il, est nécessaire pour affiner le voir) aussi. Livre touffu, un peu comme une végétation luxuriante. Et la géographie : vues aériennes / espace vécu – espace sensible / discontinuités / île / regarder – dessiner / centre-périphérie (sous l’angle du bruit décroissant).

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