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J’ai étudié Giono, son Voyage en Italie – “Machiavel, Machiavel” -, un des rares voyages qu’il fît, si je me souviens bien, il y a quelques années. Fouillassant chez mes parents je mets la mains sur ce petit fascicule intitulé Basses Alpes et sur ces deux départs de textes.
Le département des Basses-Alpes est à la fois d’une très grande diversité et d’une unité fort solide. Il est constitué par l’amas compact des montagnes et des collines de haute et moyenne altitude, s’avançant des Alpes vers la vallée du Rhône et vers la mer. Il n’y a pas de plaines proprement dites. Seules, le long des torrents qui l’irriguent et le dévastent, des terres plates portent les vergers et les champs.
Jean GIONO, Basses Alpes, Haute Provence
« 04 », c’est un territoire réel, un département français, les Basses-Alpes. Nous n’allons pas énumérer ses piscines. Nous montrerons simplement sa beauté.
On s’aperçoit d’abord que ces Basses-Alpes n’étaient pas si basses. Elles participent à la fois des gloires de la Provence et de la noblesse des montagnes. Leurs vallées, leurs collines, leurs plateaux ont ce double caractère, mais elles les confondent dans une âme personnelle.
Jean GIONO, “04″
Calme défi vacher,
eaux lisses aux faux airs de goudron,
friche lacustre en mal de castors,
Il fallait bien enjamber ce maelström.
Hervé JEANNEY
tient un blog :
“L’oeil ne se voit pas lui-même”
Chaque premier vendredi du mois, on peut vases communiquer avec des blogs amis (voir “vases communicants“). Ici & aujourd’hui entre Belfort & Vesoul, donc.
Dans ce mot «géopoétique» est contenue l’idée que l’on peut localiser la pensée, relier territoire et pensée, nature et culture. Si notre culture et notre civilisation sont à l’heure actuelle tellement creuses, c’est justement parce que nous avons perdu ces liens. Il s’agit donc d’essayer de lier la pensée plus exigeante au lieu le plus fort, le plus intense matériellement.
Kenneth WHITE in Entretien avec Gilles Farcet, in Le Poète cosmographe
La géographie c’est ce qu’on ne connaît pas parce qu’on n’en a pas fait pour soi-même territoire, les noms ne dessinent rien, pas de directions, pas de lignes ni possessions, ils ne sont pas nôtres encore,
…
La géographie en fait on s’en moque, c’est la répétition qui compte, les images qu’on ne saurait pas, à cette étape-là, remettre dans l’ordre, à peine si chaque fois qu’on les revoit on en arrive maintenant à se dire : cela déjà on l’a vu, cela déjà on le sait, et l’entassement de choses,
François BON in Paysage fer
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La géographie est très présente chez F. Bon. Son Tiers livre se consacre en partie à la ville et à la façon qu’on a de vivre la ville et ses lieux.
Une de ses rubriques se nomme la géographie par lignes; j’y ai noté un jour :
Et : “La géographie en fait on s’en moque” (Paysage fer)
paysage ligne 21 mars 19:33, par François Bon, le blog|journal
oui, mais justement, à condition d’être promené dedans !
a t’il répondu.






