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Comme je récupère cette citation de Michaux qui me plaît, comme il n’y a pas de source, et comme j’essaie de vérifier un peu, je m’aperçois que, peut-être, les 2 dernières lignes sont collées, rapportée. Une citation très incertaine, donc.
J’écris pour me parcourir
Peindre
Composer
Ecrire
Me parcourir
Car c’est de chemins qu’il s’agit
de voyages
Henri Michaux, Passages (1950)
Comme nous préparons des ateliers d’écriture au musée, une collègue fait sur le voyage. Comme je me suis intéressé de près à tout cela (le récit de voyage en Italie chez Taine, Suarès et Giono), je lui demande de me prêter ses citations pour voir ; dont celle-ci qui parle à ma géo-graphie.
Cette esquisse est un ouvrage naturel. Chaque soir j’écrivais ce qui m’avait le plus frappé [...] Je n’ai presque rien changé à ces phrases incorrectes, mais inspirées par les objets qu’elles décrivent: sans doute beaucoup d’expressions manquent de mesure.
STENDHAL dans Rome, Naples et Florence en 1817
Il lisait un essai d’explication du monde vieux de deux mille ans écrit par un naturaliste romain dans la langue duquel on trouvait encore "la douceur, le fondu" d’un poème. "Ainsi la matière faite d’un corps solide peut-elle être éternelle pendant que tout le reste se dissout."
Peter HANDKE in Lent retour
Pendant des années j’ai été obligé d’avoir un lieu fixe pour écrire, d’être installé; à tel point que lorsque je déménageais, ce qui m’est arrivé bien souvent, j’avais besoin de plusieurs semaines avant de pouvoir m’y remettre. Il était essentiel pour moi de neutraliser le lieu; autrement il m’ absorbait trop; j’étais fasciné. Cela n’avait pas trop d’inconvénients, car ma mémoire fonctionnait suffisamment pour que les idées demeurent en réserve dans ma tête. Avec les années, c’est devenu plus difficile; par compensation, j’ai eu besoin de moins en moins de temps pour me tailler un espace d’écriture dans un nouveau lieu.
Michel BUTOR in échanges, carnets 1986
E nello scrivere ho il desiderio di far vedere le cose. Così come con la scrittura vorrei far sentire il brusio del mondo…
In In viaggio con Butor, Michele Marziani




