Ca fait un bail que je n’ai pas touché à ce site.

Je lis Le Dépaysement de J.-C. Bailly, j’y entre par le début, mais rapidement mon itinéraire passe par la table des matières qui me renvoie vers 20. A Lorient, le bout du monde est une rue. Je lis ce qui suit, le monde fini & infini, et me dis : on fait le tour de la Terre (c’est fini) puis on recommence mais c’est la même chose en un peu différent (c’est Héraclite, c’est infini). Le Monde (=la Terre + les hommes) est donc infini. Je relit ce qui suit et me dit : je n’ai fait que répéter différemment ce qui suit.

"Mais au delà du tout, il n’est rien qui le termine…" Cette phrase de Lucrèce renferme, pour peu qu’on s’y attarde, une formidable condensation aporétique de la question de la limite. Elle renvoie l’hypothèse (enfantine, romanesque, philosophique) d’un bout du monde à sa dimension géographique : si le monde n’a pas de fin [...], il reste que la Terre elle-même, la planète est finie [...]

Le Dépaysement, J.-C. Bailly

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